Discours du Secrétaire général adjoint Pascal Clivaz à l'occasion de la cérémonie de clôture du 2e Congrès extraordinaire

07.09.2018 - Addis Ababa. L’Union postale universelle s’est réunie vingt-six fois en configuration plénipotentiaire pour des Congrès ordinaires et pour la deuxième fois en séance extraordinaire.

La preuve de la nécessité de ce rendez-vous, vous l’avez apporté tout au long de vos échanges des cinq derniers jours.

C’est sans doute encouragés par la solide conviction de la nécessité d’un multilatéralisme fort que beaucoup de pays (141) nous ont rejoints et se sont exprimés tout au long de nos débats. (Référentiel Istanbul :157 Pays /192). Les remerciements et félicitations leur reviennent et donc vous reviennent. Cette Union, votre Union, a ainsi fait la preuve de sa raison d’être.

Il y a quelques années, nous avons inscrit dans la vision de l’UPU, rappelez-vous, c’était la Stratégie postale de Nairobi, de remettre le secteur postal comme une composante essentielle du développement économique. L’histoire a vérifié la justesse de cette vision. Durant la phase de préparation à ces échanges d’Addis Abbeba, de nombreux acteurs se sont manifestés, ont pris des positions ; jusqu’aux dirigeants les plus puissants de cette planète, l’UPU s’est invitée dans les agendas.

Il est évident que toutes les réponses, que toutes les solutions ne seront pas trouvées du jour au lendemain ; néanmoins, les sujets débattus retiennent désormais une attention particulière et nous démontrerons la capacité de cette Union à prioriser encore et encore.

Depuis moins de deux ans, les groupes, les commissions, les tasks forces se sont démenés pour atteindre les objectifs ambitieux de ce rendez-vous africain. Qu’il soit rendu un légitime hommage aux acteurs, à celles et ceux qui furent au centre de l’attention car placés aux responsabilités. Car s’il est souvent facile de critiquer, il est plus ardu de construire des solutions ou des compromis. Bravo les architectes. Les turbulences ne manquent pas lorsque nous sommes placés aux responsabilités. Nombreux sont les dirigeants qui en font la douloureuse expérience. Le secteur postal n’est pas un îlot. L’UPU ne fait pas exception ; c’est la démonstration d’une évidence, il faut du courage et un sens aigu de l’intérêt général pour conduire le changement ; il faut aussi une approche constructive et une volonté de rassembler. Toute autre approche ne devrait plus avoir droit de cité.

Dans son allocution d’ouverture, notre Secrétaire général a rappelé la nécessité de trouver des solutions pour la pérennité de notre Union. Ainsi grâce à vous et à votre état d’esprit… D’importantes étapes ont été franchies : la Réforme, une de plus devrions-nous dire mais une essentielle puisqu’institutionnelle. Après les importantes étapes franchies lors du Congrès d’Istanbul, il nous fallait conclure sur certains sujets comme: la composition du Conseil d’exploitation postale qui sera désormais de 48 membres (au lieu des 40 actuels), avec l’abolition d’un critère de distinction, celui du niveau de développement, mais le maintien d’un principe de rotation qui s’appliquera par zone géographique. Malgré l’absence de consensus sur la mise en place d’un nouveau système de contribution, l’esprit de solidarité propre à l’UPU a prévalu à plusieurs reprises et notamment lors de l’appel à la solidarité pour mieux intégrer dans notre Union nos petits États insulaires en développement dont la population est inférieure à 200 000 habitants par un ajustement du barème des contributions.

Sur la Caisse de prévoyance, pas encore de maturité suffisante sur un sujet complexe et qui touche le personnel actif et les retraités ; néanmoins un point semble établi : celui de la nécessité du maintien des droits acquis.

Sur les produits, des avancées. Même si le système de suivi ne sera pas encore obligatoire, il existe néanmoins une reconnaissance globale de la nécessité de poursuivre les travaux sur cette question. La rémunération enfin, avec une réponse à la hauteur de l’UPU, un point final consensuel pour un sujet complexe et qui évidemment continuera d’occuper nos agendas pour longtemps. Ce Congrès extraordinaire n’a pas élu, mais il a fixé de nouvelles modalités sans doute plus en adéquation avec les évolutions. Nous les éprouverons donc pour la première fois à Abidjan. L’occasion de saluer nos amis de la République de Côte d’Ivoire qui reprennent le flambeau et qui vont confirmer ici devant vous leur volonté d’accueillir ce rendez-vous majeur au nom de l’Afrique. Je vous le rappelle, depuis le Congrès d’Istanbul, les pays organisateurs prennent à leur charge l’entier des coûts du fonctionnement du Bureau international. C’est une contribution significative à l’allègement de notre budget. Merci à la Turquie, merci à l’Ethiopie et par anticipation à la République de Côte d’Ivoire. Ce Congrès n’a pas élu, mais il a permis de dévoiler certaines ambitions. C’est une belle démonstration de l’attrait que cette Organisation suscite.

Enfin, ce Congrès n’a pas élu mais il a pris de sérieuses orientations, à la veille de fêter son 145e anniversaire en 2019. Il convient de rappeler l’état d’esprit qui a toujours était le sien, celui du débat dans le respect des différences, c’est de bon augure. Ce Congrès fut empreint d’un état d’esprit, celui que nous connaissons tous et que nous aimons tous. Merci à vous tous.

Ce rendez-vous au siège de l’Union africaine fut aussi l’occasion d’entendre nos ministres. Après Doha et Istanbul, la troisième Conférence ministérielle nous a permis de consolider nos référentiels en vue de la formation de la Stratégie postale d’Abidjan. Les discussions seront encore riches à l’occasion d’autres événements UPU, comme le CEO Forum ou la Conférence mondiale sur la régulation. Ils seront répliqués ensuite dans chaque région lors des Conférences régionale de l’UPU sur la Stratégie, l’objectif étant d’être encore plus pertinents et inclusifs.

Mesdames, Messieurs,

Le 1er Congrès extraordinaire s’était réuni à Berne, en Suisse en 1900. Il avait, entre autres, décidé d’ériger un monument commémoratif.

Addis Abbaba a pris d’autre décisions qui valent bien un monument!

Ce monument je le dédie à tous les actrices et les acteurs de la réussite :

L’Ethiopie d’abord qui nous a invités et accueillis ici pour la tenue de ces assises mondiales.

La Présidence du Congrès, les Vice-présidents, les Présidentes et Présidents, les modérateurs de débats, les facilitateurs. Le Président du Conseil d’administration et le Président du Conseil d’exploitation postale, merci.

Mes collègues du Comité de préparation, la Directrice et les Directeurs du Bureau international. Permettez que je fasse un clin d’oeil aux Secrétaires et Secrétaires adjoints ainsi qu’à l’ensemble des experts qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour encadrer l’action de ce Congrès.

La Direction de la logistique, celle en charge de l’informatique ensuite et ses talentueuses composantes qui, malgré les contraintes rencontrées durant les six derniers mois, ont oeuvré en coulisses tous les jours pour nous permettre de travailler sans faille et de corriger rapidement les défaillances, merci à vous.

Je n’oublie pas les traducteurs, les autres collaboratrices et collaborateurs du Bureau international, les assistantes, qui constituent le liant nécessaire à notre bon fonctionnement.

Les interprètes, enfin, qui sont toujours membres de notre famille : ils nous ont permis de mettre en exergue la richesse de nos diversités linguistiques dans les six langues traditionnelles des Nations Unies mais audelà, d’autres interventions ont été possibles grâce à nos amis interprètes.

Et comme la nouvelle année débutera le 11 septembre dans ce beau pays qu’est l’Ethiopie, une bonne année à nos amis éthiopiens et à vous tous une bonne rentrée chez vous.

Communiqué de presse
 

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Comments (1)

  1. Dirk at 19.01.2016
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